Continuité écologique sur le Rhin : la riposte des ONGs !

En vue de la prochaine conférence des Ministres, qui aura lieu à Amsterdam en 2020, les ONG de protection de l’environnement du bassin rhénan en faveur de la continuité écologique du Rhin supérieur viennent de publier une position commune, dans laquelle elles font connaître leurs exigences.

En effet, lors de la dernière réunion plénière de la CIPR à Malbun en juillet 2019, la France a communiqué son plan général pour la restauration de la continuité écologique du Rhin entre Rhinau et Vogelgrün. Malgré la mise en place du nouveau « Plan Rhin Vivant », que les ONG saluent et approuvent, elles déplorent que l’échéance de 2020 initialement prévue, ni aucune autre échéance, ne figure plus dans le programme français.

Par conséquent, les ONG exigent que tous les travaux nécessaires pour garantir la continuité écologique et la réimplantation de populations de saumons en équilibre naturel dans le bassin du Rhin jusqu’à Bâle soient terminés fin 2025. Elles demandent également  que soient prévus une clause de révision pour fin 2022 et un rapport d’étape.

>> Pour plus de détails, lire la position des associations (disponible en Français et en Allemand uniquement)

>> Lire aussi nos précédentes news sur le sujet :
news du 25 juillet 2019 : la France pointée du doigt à la CIPR
news du 28 juillet 2019 : La France doit redoubler d’efforts pour rétablir le débit écologique du Rhin

>> Voir le Flyer en français de présentation du Plan Rhin Vivant

 

Il y a 60 ans, la rupture du barrage de Malpasset (Fréjus)…

 

Le récent anniversaire de la rupture du barrage de Malpasset (Fréjus-France) nous rappelle à quel point les barrages peuvent être dangereux pour les populations humaines.

C’était il y a 60 ans, mais le drame est encore frais dans l’esprit des gens. Le 2 décembre 1959, le barrage de Malpasset, sous l’effet de pluies torrentielles saturant sa capacité, a libéré 50 millions de mètres cubes d’eau, dans une vague de 60 mètres de haut, faisant plus de 400 victimes …

Trop d’autres accidents de rupture de barrage se sont déjà produits en Europe. Par exemple :

  • En 1923, la rupture du barrage de Gleno  (Italia) fait 500 victimes
  • En 1959, une rupture de barrage dans le réservoir de Vega de Tera (Zamora, Espagne) provoque 144 morts
  • En 1963, le débordement du barrage de Vajont en Italie a fait près de 2000 morts …
  • etc…

De nos jours, bien que les technologies aient progressé, la persistance de ce risque est inacceptable, surtout quand on l’ajoute à tous les autres impacts négatifs des barrages sur les rivières. Une raison de plus pour les éviter et pour détruire les anciens barrages …

Photo : Catastrophe du barrage de Vajont  (Italie- 1963) – Photo d’archives

Publication du 1er inventaire européen des centrales hydroélectriques…. Une pression énorme pèse sur nos rivières !

EuroNatur, Riverwatch, le WWF et GEOTA viennent de publier une nouvelle étude montrant l’ampleur de la pression dont font l’objet les rivières d’Europe.

C’est une véritable frénésie hydroélectrique qui sévit sur tout le continent européen.

Plus de 8 700 nouvelles centrales hydroélectriques sont prévues sur nos rivières, et l’on connaît tous les impacts dévastateurs de ces ouvrages sur la biodiversité et la société…

Les habitants et les rivières des Balkans sont les plus menacés.

Vous pouvez télécharger ici l’étude complète (en anglais) et le rapport de synthèse (en anglais également)

Egalement plus d’infos dans le communiqué de presse Euronatur/Riverwatch (traduit en français) ci-dessous :

 

Radolfzell, Vienne, 28 novembre 2019. Le premier inventaire paneuropéen des centrales hydroélectriques existantes et projetées montre l’immense pression exercée sur les rivières du continent. Outre les 21 387 centrales hydroélectriques existantes, 8 779 autres sont prévues, principalement dans les Alpes et les Balkans. Les rivières auparavant intactes – en particulier dans les Balkans – doivent être détruites. Plus du quart (2 500) de ces projets hydroélectriques sont situés dans des zones protégées, principalement dans des parcs nationaux et des sites Natura 2000.

© FLUVIUS, commandé par le WWF, Riverwatch, EuroNatur, GEOTA
Les rivières d’Europe sont minées ! La carte montre les centrales hydroélectriques existantes et prévues sur le continent. L’un des foyers géographiques: les Balkans.

Cette étude a été commandée par EuroNatur, Riverwatch, le WWF et GEOTA. Ses conclusions mettent en évidence l’échec des gouvernements, tant au sein de l’UE qu’à l’extérieur, à protéger les rivières et la biodiversité, et illustrent un mépris flagrant de la législation de l’UE en matière de protection de l’eau, en particulier de la directive-cadre sur l’eau.

«Nous sommes confrontés à la fin des rivières libres en Europe et à un effondrement de la biodiversité si nous n’arrêtons pas cette folie hydroélectrique. La Commission européenne dirigée par Ursula von der Leyen et les gouvernements nationaux doivent mettre fin à cette expansion. Avant tout, ils doivent mettre fin aux subventions à l’hydroélectricité et améliorer la protection des cours d’eau. Il est inacceptable que notre facture d’électricité finance les investisseurs dans l’énergie hydroélectrique et, partant, la destruction des bouées de sauvetage de l’Europe », déclare Ulrich Eichelmann de Riverwatch.

A small hydroelectric power plant on the Ugar River near Knezevo, Bosnia and Herzegovina© Amel Emric
Petite centrale hydroélectrique d’Ugar en Bosnie-Herzégovine.
La plupart des centrales hydroélectriques prévues sont de petites centrales hydroélectriques, mais leurs dégâts sur la nature sont tout sauf minimes.
Sur cette rivière, le Huchen, une espèce en voie de disparition dans le monde entier, a perdu sa frayère.

«C’est dans les Balkans que le plus grand nombre de centrales hydroélectriques – plus de 3 000 – sont prévues. La plupart de ces rivières sont encore préservées, certaines même intactes. Elles constituent un trésor européen que nous ne pouvons pas nous permettre de perdre. Nous exhortons l’Union européenne à prendre en compte ces développements dans les négociations d’adhésion et à insister sur le respect de la législation en matière de conservation de la nature. Dans les Balkans, les investissements dans le domaine de l’hydroélectricité sont excessifs, alors que le potentiel de l’énergie solaire – une source d’énergie véritablement renouvelable – reste largement inexploité », a déclaré Gabriel Schwaderer, directeur général d’EuroNatur.

Les barrages hydroélectriques détruisent les rivières et leurs environs et contribuent de manière substantielle à la perte de biodiversité. Ils interrompent le flux naturel du fleuve, bloquent la migration des poissons – affectant les stocks de poissons et la survie des espèces menacées – et interceptent les sédiments qui protègent les berges et les deltas des crues. Les communautés locales sont littéralement en train de dépérir.

En outre, plus de 90% des centrales hydroélectriques prévues ne produisent que de petites quantités d’électricité (moins de 10 MW), c’est-à-dire qu’il s’agit de «petites» centrales hydroélectriques qui causent de graves dommages à la nature et n’ont que peu d’avantages économiques.

© Amel Emric
Le barrage de Jadar en Bosnie-Herzégovine

Steven Weiss, Assoc. Univ.-Prof. Uni Graz souligne les effets dévastateurs de l’énergie hydroélectrique: «Sur la base des extrapolations d’une étude plus détaillée sur les Balkans, ainsi que de la liste rouge de l’UICN, nous pouvons prédire qu’au moins 20 et peut-être 30 espèces de poissons d’eau douce disparaîtraient si tous ces projets de centrales étaient réalisés. En outre, un pourcentage élevé (> 95%) de la faune piscicole du sud de l’Europe rejoindrait alors la liste des espèces menacées de l’UICN. Nous devons comprendre que la demande déjà élevée de ressources en eau, en particulier dans le sud de l’Europe, sera exacerbée par une telle exploitation hydroélectrique à grande échelle, ce qui résultera en une perte définitive de la biodiversité en eau douce.
Pour lutter contre cette perte de biodiversité en eau douce, nous demandons à tous les pays européens et à l’UE :
• un New Deal bleu pour les fleuves européens
• plus de subventions
• une meilleure protection des tronçons fluviaux précieux
• un nouveau programme paneuropéen de restauration des rivières

Contact information
Anja Arning
Head of Public Relations, Euronatur
E-mail: anja.arning(a)euronatur.org

Ulrich Eichelmann
CEO, Riverwatch
E-mail: ulrich.eichelmann(a)riverwatch.eu

 

Les pêcheurs allemands et 23 autres organisations allemandes, françaises et suisses appellent à reconsidérer la pêche au filet avant l’estuaire du Rhin.

Le 19.11.2019, une délégation des pêcheur de la Deutscher Angelfischerverband e.V a remis une pétition au Parlement néerlandais à La Haye.

La pétition appelle à repenser la pêche commerciale au filet au barrage de Haringvliet, à l’embouchure du Rhin. Après leur confluence, le Rhin, la Meuse et le Merwede de Nieuwe atteignent la mer du Nord via le Haringvliet. Le barrage de Haringvliet constitue la plus grande barrière de marée d’Europe. Les écluses du Haringvliet sont ouvertes par endroits depuis l’automne 2018, améliorant ainsi la continuité des poissons migrateurs.
Avec l’ouverture du Haringvliet, une partie d’un plan directeur commun des pays bordant le Rhin a été réalisée, de sorte que le poisson peut migrer librement. Dans ce contexte, cependant, il n’était certainement pas prévu qu’ils migrent directement dans les filets ou les cages en face de l’estuaire.
Des millions d’Euros ont déjà été investi pour rétablir la continuité écologique sur tout l’axe du Rhin. En Allemagne, en France et en Suisse, il existe de nombreux programmes de réintroduction de poissons migrateurs dans le Rhin, tels que le saumon, la truite de mer.
De plus, au passage dans l’estuaire ; les poissons doivent s’habituer à la transition entre eau douce et eau salée. Un processus sensible qui prend un certain temps, parce que l’organisme du poisson doit changer pour le faire. Ainsi la pêche au filet à ce point névralgique fait obstacle à la protection du poisson et donc au succès des projets de réintroduction.
La pétition de l’Allemagne a reçu une large réponse de la presse en Hollande. Par exemple, la télévision publique néerlandaise MPO1 a fait un reportage important sur la pétition dans le Evening News (NOS-Journal). Le Parlement néerlandais examinera la pétition et les prochaines étapes à Harlingvliet au sein de la Commission de la pêche le 5 décembre 2019.
Plus d’infos

Colloque «Renaissance de la Sélune, effacer, restaurer, valoriser» : succès sur tous les plans !

Communiqué de presse du 20 octobre 2019

télécharger le communiqué de presse

Du 24 au 26 septembre 2019,s’est tenu à Rennes et à Avranches le 5ème colloque international sur la restauration de la continuité écologique des cours d’eau et les effacements de barrages. L’excellent accueil des partenaires locaux, des services de l’Etat, mais aussi des différents prestataires a permis à tous d’apprécier, en plus des conférences, la gastronomie et les paysages locaux. European Rivers Network les remercie encore vivement.

Cet évènement réussi a suscité l’intérêt d’un large public démontré par le nombre et la diversité d’acteurs présents (plus de 200 participants de 20 pays différents, acteurs locaux ou nationaux, élus, services de l’Etat, gestionnaires, entreprises privées, associations).

Afin qu’un plus large public bénéficie des débats du colloque, European Rivers Network a mis en ligne l’ensemble des 26 présentations,en français et en anglais,depuis la page internet du colloque sur www.ern.org. Par ailleurs, ERN étudie, avec ses partenaires,la possibilité d’offrir une restitution synthétique et grand public du colloque, sous une forme qui reste à définir.

Pour les participants,l’évènement a tenu ses promesses, les échanges ont été très riches. Le colloque a notamment permis de motiver les acteurs qui travaillent avec engagement pour restaurer la qualité des rivières, de faire connaître et vivre leur réseau, de partager des retours d’expériences français et internationaux,utiles pour de futurs projets et de prendre conscience de l’impact sociologique de l’arasement d’un grand barrage.L’excellence technique d’un tel projet doit se doubler d’une véritable«ingénierie sociale», c’est-à-dire d’une réelle concertation locale, allant bien au-delà de l’enquête publique.

«Au-delà du «pour» ou «contre» le projet d’arasement de la Sélune, ce sont les échanges, les leçons apprises durant le colloque et les appels à l’apaisement et à la concertation qui doivent être retenus et entendus. Le pourquoi de l’enlèvement des barrages, nécessaire pour l’intérêt collectif, mais mal compris, ne doit pas continuer de bloquer les volontés d’avancer et les initiatives déjà nombreuses sur le territoire.Le projet de la Sélune est unique d’un point de vue technique et scientifique:nous souhaitons pour ce magnifique territoire que l’intelligence collective fasse émerger un projet d’avenir porté localement sur la Sélune libre.»dit Roberto Epple,Président-fondateur d’ERN.

Ce colloque aura aussi montré que la Sélune n’est pas un cas isolé, que partout en Europe et au-delà, depuis 20 ans, des acteurs relèvent avec succès le défi fou de restaurer les habitats de nos derniers poissons migrateurs, nos vallées et la qualité de l’eau pour tous les usagers.Le prochain colloque sur la continuité écologique et les effacements de barrages aura lieu en Allemagne (Bavière) au Printemps 2020.

Un nouveau guide pour accompagner le développement de l’hydroélectricité, par la Banque Européenne d’Investissement

 

La Banque Européenne d’investissement vient de publier un guide exposant les recommandations environnementales, climatiques et sociales à suivre dans le cadre des projets de développement hydroélectriques.

Ce guide est à destination des promoteurs de l’hydroélectricité, qui doivent tenir compte des exigences et des recommandations dès les premières étapes du projet, de préférence au stade de l’étude de faisabilité.
Ces lignes directrices serviront également de référence pour les autres parties prenantes ayant des intérêts dans les projets hydroélectriques.

> Lire le guide, disponible en anglais seulement pour le moment : the environmental-climate-and-social-guidelines-on-hydropower-development

Prix Euronatur 2019 : Aux femmes qui ont sauvé la rivière Kruscica (Bosnie-Herzégovine)!!

C’est avec une grande émotion que notre Président, R. Epple, qui avait reçu l’Euronatur 2018, a passé le relais aux admirables femmes de Kruscica ! Photo copyright ERN France

Le 10 octobre dernier, c’est une délégation de 3 femmes, qui au nom de toutes les «femmes courageuses de Kruščica», a reçu le prix EuroNatur 2019 en reconnaissance de la bravoure et de la ténacité exceptionnelles dont elles ont fait preuve pour protéger leur rivière.
Pendant plus de 500 jours et nuits, bravant une météo défavorable, et se heurtant à de violentes tentatives de répression, un groupe de femmes du village de Kruščica (Bosnie-Herzégovine) a occupé et bloqué un pont sur la rivière Kruščica, empêchant ainsi la construction de deux centrales hydroélectriques. (voir notre news de janvier dernier ici)

«J’ai une immense admiration pour le courage et la détermination ainsi que pour la persévérance et la solidarité de cette communauté. Leur engagement en faveur de la protection de leurs ressources naturelles sert de modèle à d’autres groupes des Balkans qui luttent pacifiquement mais résolument pour la préservation de leurs cours d’eau », a déclaré la présidente d’EuroNatur, Christel Schroeder, expliquant le choix du lauréat du prix EuroNatur pour 2019. >>  Pour en savoir plus, télécharger le discours complet du 10/10/19 (anglais)

Barrage Ilisu (Turquie) : Agissons maintenant pour sauver Hasankyef et la vallée du Tigre !

Nous relayons le message de la coordination Hasankyef (fondée le 5 juillet 2019 au nom de tous ceux qui combattent le barrage d’Ilisu), que nous soutenons dans sa lutte contre le projet de barrage Ilisu en Turquie : Vous aussi, soutenez les, agissez ! Il est encore temps !

« Le gouvernement turc entend détruire la ville de Hasankeyf, vieille de 12 000 ans, ainsi que l’ensemble de la vallée du Tigre par le biais du projet de barrage Ilisu, qui n’a qu’une durée de vie économique de 50 ans. Nous aimerions emprunter la phrase d’un poète romain « De te fabula narratur » (ce qui est raconté est votre histoire) et la transformer en « Ce qui doit être détruit, c’est votre histoire ». Un site où vous pouvez trouver les traces de nombreuses personnes de ce monde est menacé d’extinction. Le cri de Hasankeyf et de la vallée du Tigre grandit de jour en jour.

Le musée en plein air de Hasankeyf expose les premières traces d’êtres humains datant d’il y a 300 000 ans et les premiers établissements humains datant d’il y a 12 000 ans. Hasankeyf est le seul site historique d’Anatolie et de la Haute Mésopotamie pouvant être entièrement préservé dans son intégrité. Hasankeyf, qui héberge au moins 24 cultures dans son passé, est l’un des exemples les plus distincts de la façon dont les humains sont passés à la vie sédentaire.

Nous ne savons pas et ne saurons pas grand-chose au sujet du passé du Tigre, qui est lui-même un être vivant et qui a créé la vie dans sa vallée depuis des millions d’années, mais la vie créée par les eaux du Tigre est face à l’inondation par ses propres eaux. Le barrage d’Ilisu, qui a été construit au cours de ces dernières années sur le Tigre, a commencé à être rempli du réservoir du barrage en juillet 2019. S’il est complètement rempli, outre Hasankeyf, il enfouira 289 sites archéologiques, dont 20 seulement ont été excavés. en partie, 199 villages totalement ou en partie, et l’habitat d’au moins 100 espèces endémiques et menacées. Le climat de la région serait également affecté. En tant que militants et personnes concernées, nous ne connaissons pas vraiment la dimension du patrimoine culturel et naturel.

Avec ses 550 monuments et ses 5 500 grottes construites par l’homme, Hasankeyf a été classée parmi les 7 sites du patrimoine culturel les plus menacés par Europa Nostra en 2016. Bien que Hasankeyf ait été mis en conservation conformément à la loi turque, aucun effort sérieux n’a été consenti. officiels ont été faits pour le conserver pour les générations suivantes. Le professeur Adolf Hoffman, ancien directeur de l’Institut allemand d’archéologie, a déclaré que, malgré les fouilles effectuées depuis 1986, environ 10% seulement du site de Hasankeyf a été fouillé et analysé.

Il n’est pas trop tard pour sauver la vallée du Tigre, qui abrite des millions d’êtres vivants, de la mise en fourrière et de la destruction en tant qu’écosystème. Bien que des destructions aient eu lieu récemment, il y a beaucoup plus de structures culturelles, naturelles et sociales dans la vallée du Tigre qui pourraient être défendues. Il n’est pas trop tard pour sauver 400 kilomètres d’habitat riverain et toutes les millions de vies existant dans cet écosystème exceptionnel. Il n’est pas trop tard pour sauver 200 sites de peuplement comptant une population de 80 000 habitants et leur mode de vie unique. Il n’est pas trop tard pour sauver les marais mésopotamiens du sud de l’Irak, les plus grandes zones humides du Moyen-Orient.

Nous voudrions remercier d’avance tous ceux qui soutiennent et diffusent le cri urgent de Hasankeyf et du Tigre pour le patrimoine naturel et culturel créé depuis des milliers et des millions d’années dans la magnifique vallée du Tigre.

Il est possible de sauver Hasankeyf, âgé de 12 000 ans, et la vallée du Tigre, qui ont donné et donnent la vie à nous tous.

Nous appelons tout le monde à prendre immédiatement position pour Hasankeyf et la vallée du Tigre. Maintenant et pas plus tard, il est urgent d’agir! »

email: hasankeyfgirisimi@gmail.com
Twitter: @HasankeyfKoord and @hasankeyfdicle
Instagram: @hasankeyfkoord
Facebook: @HasankeyfKoord and @hasankeyfyasatmagirisimi
Website in English and Turkish: www.hasankeyfgirisimi.net

Renaissance de la Sélune : un colloque international réussi !

Du 24 au 26 septembre 2019, le colloque international sur les effacements de barrages, organisé par ERN avec l’appui de nombreux partenaires, a connu un beau succès avec ses 200 participants, et au total 20 nationalités différentes de 3 continents et environ 1/3 d’acteurs locaux (Rennes-Avranches).

Déjà la veille de l’évènement des participants au colloque et du grand public Rennais s’étaient retrouvés pour assister à la conférence débat grand public « Des saumons dans nos rivières : mythe ou réalité ? » organisé par Bretagne Grands Migrateurs dans le cadre de l’année internationale du saumon.

Les interventions étaient nombreuses et diversifiées, rappelant pour commencer l’importance de la continuité écologique pour les cours d’eau. La présentation de retours d’expériences, et de projets d’effacement de barrages en France ou à l’étranger sont venus rappeler que la restauration de la continuité écologique est un mouvement transcontinental qui touche tous les pays. Les bénéfices pour la qualité de nos cours d’eau et territoire sont bien réels. Les exemples présentés ont montré que le territoire français a la chance de bénéficier d’une politique engagée et leader en la matière.

La Sélune était bien entendu au cœur des débats. Les travaux en cours ont été présentés tout comme les premiers résultats du remarquable programme scientifique de suivi coordonné par l’INRA, sur la Sélune, depuis une quinzaine d’années. La question sociologique des effacements d’ouvrages n’était pas en reste non plus, vite mise au cœur des échanges au travers de la restitution de l’étude sociologique menée sur la Sélune, et de la rencontre organisée avec l’association des Amis des Barrages venus exprimer leur point de vue et leur ressenti en plénière mais également sur le terrain. Beaucoup de leçons apprises de part et d’autres, nous l’espérons.

Au final, un colloque passionnant, des échanges foisonnants, dans une très bonne ambiance, et un cadre magnifique, à la fois à Rennes, et dans la merveilleuse baie du Mont Saint Michel et Vallée de la Sélune!

Merci à tous les participants, aux intervenants, et aux partenaires financiers, qui ont rendu cela possible.

 

>> Le contenu des interventions (diaporama, audio) et le programme en français et anglais sont en ligne.  
>> Voir le CP d’annonce du colloque

24-26 sept : Colloque « Renaissance de la Sélune, effacer, restaurer, valoriser » : C’est parti !

Le 24-26 septembre, c’est en France (Rennes, et Avranches) que se tiendra le colloque international sur la restauration de la continuité écologique des cours d’eau à l’exemple du plus grand projet d’effacement de barrage en Europe ! Sera à l’honneur l’exemple de la renaturation de la Sélune.

Le colloque, rassemblera 200 personnes en provenance de 20 pays différents et de la région de la Vallée de la Sélune…!!

> Programme, Infos…

> Lire le Communiqué de Presse du 17.09.2019