Conseil des ministres (Environnement) le 5 mars prochain à Bruxelles : les ministres sont invités à soutenir la directive-cadre sur l’eau dans sa forme actuelle

Le 5 mars prochain se tiendra la réunion des ministres du Conseil (Environnement) à Bruxelles qui abordera l’évaluation de la législation sur l’eau. En amont de cette rencontre nous tenons à attirer l’attention sur l’importance de cette évaluation pour la santé de la ressource en eau douce en Europe. Nous encourageons les ministres à suivre les 375 000 citoyens, 6 000 scientifiques et plus de 130 organisations de la société civile et à prendre fermement position en faveur du maintien de la directive-cadre sur l’eau dans sa forme actuelle.

Actuellement, 60% de nos rivières et lacs en Europe ne sont pas en bon état. Et la prochaine décennie sera cruciale pour lutter contre le changement climatique et la protection de l’environnement comme l’indique différents rapports tels que l’IPBES, l’AEE 1.

 

La pertinence de la directive-cadre sur l’eau ne peut plus être remise en question – les conclusions du “ fitness check”2, soulignant que « la directive-cadre sur l’eau est “adaptée à ses finalités”, reconnaissant que les objectifs des directives sont “aussi pertinents aujourd’hui qu’ils étaient au moment de l’adoption de celles-ci, sinon plus”. Ces conclusions sont une occasion sans précédent pour redonner du souffle à la directive, accélérer les efforts en matière de protection de l’eau, mais aussi s’attaquer au changement climatique, à la rareté de l’eau et aux polluants nouveaux pour lesquels le rapport indique que la directive cadre sur l’eau est suffisamment flexible pour s’adapter à ces pressions émergentes.

Alors que nous nous dirigeons vers l’échéance de l’élaboration des SDAGE 2022-2027, les Agences de l’eau ont besoin d’une sécurité juridique pour être en mesure de planifier et de financer les mesures qui aideront véritablement à obtenir le bon état des eaux de surface et souterraines, un objectif que nous partageons tous.

La stratégie de l’UE pour la biodiversité pour 2030, le Plan d’action zéro pollution offrent de nombreuses possibilités pour faire face aux pressions hydromorphologiques, aux pollutions diffuses et ponctuelles sur les rivières et les lacs européens. Le “Green Deal européen” peut et doit être exploité pour atteindre l’objectif de bon état de l’eau en 2027, et non pas être affaiblit par un débat sans fin.

Ainsi nous exhortons les ministres à affirmer leur position et leur engagement pour ne pas modifier la Directive cadre sur l’Eau.

_________________

1 La Plateforme intergouvernementale science-politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) a indiqué que les écosystèmes aquatiques sont parmi les plus dégradés au monde. Le Rapport sur les risques mondiaux 2020 du Forum économique mondial a déterminé que la crise de l’eau était l’un des cinq principaux risques mondiaux cinq années consécutives (2015-2020). Et selon une publication récente de l’Agence européenne pour l’environnement (AEE), les principaux impacts du changement climatique sur l’Europe sont l’augmentation des sécheresses et des fortes pluies et des inondations.

2 Depuis octobre 2017, la Commission européenne procède à un “bilan de qualité/ fitness check”” des Directives Cadre de l’Eau et les Inondations. Trois ans plus tard, après une évaluation approfondie, les conclusions indiquent clairement que : directive-cadre sur l’eau de l’UE est “adaptée à ses finalités”. “Le fait que les objectifs de la DCE n’aient pas encore été pleinement atteints est dû en grande partie à “l’insuffisance des financements, à la lenteur de la mise en œuvre et à l’intégration insuffisante des objectifs environnementaux dans les politiques sectorielles, et non à des insuffisances dans la législation”. De plus une analyse récente sur la DCE menée par l’Institut Leibniz d’écologie de l’eau douce arrive aux mêmes conclusions que celle du “fitness check” : « Les raisons de la mauvaise performance ne sont pas lié à la directive-cadre sur l’eau elle-même. Au contraire c’est un document politique techniquement solide et opportun.

Plus d’infos  

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Le projet et son label « Wild Rivers » va s’implanter dans l’Arc alpin

Le projet Wild Rivers et son Label seront mis en œuvre dans les pays alpins puis dans les Balkans.

European Rivers Network a établi un partenariat avec le WWF pour la région alpine et avec EURONATUR pour la région des Balkans.

À partir d’avril 2020 *, vous pourrez demander le label et télécharger tous les documents pour une candidature dans les pays alpins, plus tard pour la région des Balkans.

Plus d’informations> https://www.ern.org/fr/wild-rivers/

  • reporté à 2021 suite Covid 19

Noël est en avance pour les rivières et la nature: la Commission Européenne conclut : la DCE est «adaptée à ses finalités»

Hier, le 11 décembre, la Commission européenne a publié les résultats du « bilan de qualité » et ils sont largement positifs ; concluant que la directive-cadre sur l’eau de l’UE est « adaptée à ses finalités », reconnaissant que les objectifs des directives sont « aussi pertinents aujourd’hui qu’ils étaient au moment de l’adoption de celles-ci, sinon plus » et que la DCE et ses directives filles ont conduit à « un niveau de protection des masses d’eau et de gestion des risques d’inondation plus élevé qu’il n’aurait été possible sans elles ».

Les résultats indiquent également que le retard dans l’atteinte des objectifs est dû à « l’insuffisance des financements, à la lenteur de la mise en œuvre et à l’intégration insuffisante des objectifs environnementaux dans les politiques sectorielles, et non à des insuffisances dans la législation ».

Les conclusions mentionnent également que: « La politique de l’Union dans le domaine de l’eau est d’une grande importance pour les citoyens européens. La consultation publique a recueilli un total de plus de 370 000 réponses, ce qui est exceptionnellement élevé ». Félicitations à tous les citoyens et ONG qui ont participé à la campagne #ProtectWater pour que cela se produise. Et bien sûr, la coalition Living Rivers Europe suivra de près les prochaines étapes.

Ces résultats sont une étapes très importante pour la restauration de nos masses d’eau douce européennes et doit permettre de redynamiser les États membres qui sont en train de finaliser leurs plans de gestion de bassin pour atteindre les objectifs de la DCE cycle 2022-2027. Il s’agit d’une occasion sans précédent pour eux de tripler et d’accélérer leurs efforts en matière de protection de l’eau, mais aussi de s’attaquer au changement climatique, à la rareté de l’eau et aux polluants nouveaux pour lesquels le rapport indique que la directive-cadre sur l’eau est suffisamment flexible pour s’adapter à ces pressions émergentes.

Plus à  ce sujet
> lire le communiqué de presse de la coalition LRE ci-dessous
> lire le communiqué de presse de la « Commission Européenne »
> Plus d’infos sur la coalition Living Rivers Europe et la campagne « protectwater »


Communiqué de presse de Living Rivers Europe (traduction issue du communiqué anglais)

La Commission Européenne a rendu les résultats du « bilan de qualité » de la législation européenne sur l’eau, concluant que la directive-cadre sur l’eau de l’UE est « adaptée à ses finalités », reconnaissant que les objectifs des directives sont « aussi pertinents aujourd’hui qu’ils étaient au moment de l’adoption de celles-ci, sinon plus » et que la DCE et ses directives filles ont conduit à « un niveau de protection des masses d’eau et de gestion des risques d’inondation plus élevé qu’il n’aurait été possible sans elles ».

Ces conclusions arrivent après deux années d’évaluation de la directive-cadre sur l’eau et, en écartant la possibilité d’une révision, remet l’UE sur la bonne voie pour redonner vie à ses rivières grâce à la mise en œuvre et à l’application complète de la loi.

Le message de la Commission Européenne est clair: la DCE est un pilier essentiel de la législation environnementale de l’UE et doit rester dans sa forme actuelle. Les résultats du « bilan de qualité » soulignent que le retard dans l’atteinte des objectifs de la DCE est «en grande partie dû à l’insuffisance des financements, à la lenteur de la mise en œuvre et à l’intégration insuffisante des objectifs environnementaux dans les politiques sectorielles, et non à des insuffisances dans la législation».

Ces conclusions arrivent dans le sillage du rapport 2020 sur l’état de l’environnement de l’Agence Européenne pour l’environnement, qui souligne que la DCE est essentielle pour arrêter et inverser la perte de biodiversité. Les conclusions sont fortement soutenues par le WWF, l’EEB, Wetlands International, l’European Rivers Network et l’European Anglers Alliance – qui forment ensemble la coalition Living Rivers Europe et ont dirigé la campagne #ProtectWater pour sauvegarder la DCE.

Andreas Baumüller, responsable des ressources naturelles au Bureau des politiques européennes du WWF et président de la coalition Living Rivers Europe, a déclaré

« En approuvant que la directive-cadre sur l’eau est adaptée, la Commission européenne se tient aux côtés des centaines de milliers de citoyens européens, de scientifiques et groupement de la société civile qui ont tous défendu la DCE au cours des deux dernières années.

Nous félicitons le président Von der Leyen d’avoir scellé l’accord avant la fin de l’année. Comme le montrent les résultats, c’est la lenteur de la mise en œuvre qui est à blâmer pour ne pas avoir encore atteint les objectifs de la DCE. Comme exprimé hier lors de la publication du « Green Deal européen », la Commission doit maintenant passer de la parole aux actes. Elle doit veiller à ce que les États membres soumettent des plans ambitieux et des actions concrètes pour atteindre les objectifs de la loi d’ici 2027, et que cela soit soutenu par un financement dédié. »

[…] voir en anglais

Les prochaines étapes

À l’avenir, il est désormais important de déployer tous les efforts pour atteindre les objectifs de la DCE d’ici 2027.

Le chemin est encore long. 60% des eaux de surface de l’UE ne sont pas en bon etat, et ne répondent pas aux normes de la DCE. Le rapport 2020 sur l’état de l’environnement de la semaine dernière a montré que, sur les quatre indicateurs relatifs à l’eau douce analysés par l’AEE, un seul a montré des progrès au cours des 10 à 15 dernières années. Pour tous les indicateurs, les perspectives à l’horizon 2030 donne «une image mitigée».

Cependant, les États membres finalisent actuellement leurs plans pour atteindre les objectifs de la DCE au cours du cycle 2022-2027 (connus sous le nom de plans de gestion de bassin hydrographique – SDAGE en France). Il s’agit d’une occasion sans précédent pour eux de tripler et d’accélérer leurs efforts en matière de protection de l’eau. La Commission Européenne doit embarquer tous les acteurs ensemble dans une vision ambitieuse pour des eaux saines et propres en Europe, une vision qui requiert une volonté politique, l’application de la législation et des investissements.

Contact:

Sophie Bauer
Communications Officer (Freshwater)
WWF European Policy Office
sbauer@wwf.eu 
+32 471 05 25 11

Claire Baffert
Senior Water Policy Officer
WWF European Policy Office
cbaffert@wwf.eu 
+32 49273 1092

 

 

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+5 500 scientifiques demandent à la Commission Européenne de défendre le droit européen de l’eau

Le 6 décembre 2019, une lettre ouverte signée par de plus de 5 500 scientifiques a été envoyée au vice-président exécutif Timmermans et au commissaire Sinkevičius, les invitant à «sauver et mettre en œuvre la directive-cadre sur l’eau» afin d’arrêter et d’inverser le déclin catastrophique de la biodiversité des eaux douces. Félicitations à tous les signataires pour cet engagement!
Il est encore possible de signer la déclaration.

 

Réaction des associations et de la coalition Living Rivers Europe 
Lire la version originale en anglais

Des scientifiques et des universitaires préoccupés par l’état désastreux des rivières, des lacs et des zones humides d’Europe ont publié une déclaration appelant l’UE à mettre pleinement en œuvre et à appliquer sa propre loi sur l’eau – la directive-cadre sur l’eau de l’UE (DCE) – afin de mettre fin et d’inverser le déclin catastrophique de la biodiversité en eau douce.

Cette déclaration a été approuvée par 12 organismes scientifiques représentant plus de 5 000 scientifiques et près de 500 scientifiques spécialisés dans le large éventail d’espèces touchées par la DCE – des amphibiens aux insectes, des poissons d’eau douce aux oiseaux. Parmi les scientifiques figurent le Dr Jörg Freyhof, président régional du groupe de spécialistes des poissons d’eau douce de l’UICN / WI, et le professeur Carlos Garcia de Leaniz, directeur du Centre pour la recherche aquatique durable de l’Université de Swansea.

La déclaration a été rendue publique plus tôt dans la journée, accompagnée d’un édito pour Euractiv du Professeur Steven Weiss, expert en biodiversité de l’eau douce à l’Université de Graz et signataires de la déclaration.

La déclaration décrit la DCE comme un outil essentiel pour garantir à l’Europe « des masses d’eaux douces saines et résilientes afin de soutenir les hommes et la nature, aujourd’hui et à l’avenir », soulignant qu’ »il ne peut y avoir de Green Deal efficace sans des écosystèmes en bon état en son cœur ». La déclaration est publiée alors que la Commission européenne en est aux dernières étapes d’une évaluation standard de la DCE – connue sous le nom de «fitness-check ou bilan de qualité» – destinée à déterminer si la loi est toujours pertinente et adaptée à son objectif. Les conclusions finales de cette évaluation sont attendues la semaine prochaine.

Andreas Baumüller, responsable des ressources naturelles au bureau des politiques européennes du WWF, a déclaré:

«Les États membres de l’UE et les groupes de pression des entreprises utilisent le bilan de qualité de la directive-cadre sur l’eau pour faire pression en faveur de normes environnementales plus faibles. […] Nous espérons que cet appel massif de milliers de scientifiques servira de dernier avertissement à la Commission: cette loi est le bon outil pour protéger les rivières européennes. Toute dilution de celle-ci mettrait en péril le Green Deal européen.  »

 

Contact:

Alexandra Chevalier
WWF European Policy Office
achevalier@wwf.eu
0032 48449 4354

 

Claire Baffert
Agent principal de la politique de l’eau
WWF European Policy Office
0032 49273 1092

# ProtectWater : remise officielle des signatures de la consultation publique

Jeremy Wates, secrétaire général du Bureau européen de l’environnement (BEE), a officiellement remis, au nom de la coalition Living Rivers Europe, les signatures de la consultation publique. Elle s’est déroulée avant la réunion informelle du Conseil « Environnement » des 21 et 22 mai, en Présence de Karmenu Vella, commissaire à l’environnement et des ministres de la Roumanie, de l’Autriche et du Luxembourg.

Rappelez-vous: du 9 octobre au 12 mars, dans le cadre de la campagne #ProtectWater, plus de 375 000 citoyens à travers l’Europe ont demandé à la Commission européenne que la DCE reste inchangée.

(De gauche à droite : EU Director General for Environment, Mr. Callega Crespo; EU Commissioner Vella; Minister Gravilescu (Environment Minister for Romania); EEB Secretary General Jeremy Wates (representing the campaign); Minister Dieschbourg (Environment Minister, Luxembourg); Mr. Gunter Liebel (Water Director, Austria), Minister Denes (Minister of Waters and Forests, Romania).

Plus d’info sur la campagne Protectwater et la coalition Living Rivers Europe

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Le secrétaire d’État Jochen Flasbarth, représentant allemand au Conseil de l’Environnement a déclaré que la DCE ne devrait pas être rouverte.

Lors de la dernière réunion informelle du Conseil de l’environnement, le 21 mai, le représentant allemand au conseil, le secrétaire d’État Jochen Flasbarth, a déclaré que la DCE ne devrait pas être rouverte.

Cette déclaration officielle était accompagnée d’un tweet: 

( Traduction: Lors de la réunion informelle du Conseil de l’environnement à Bucarest, j’ai clairement indiqué que nous ne voulions pas de changements dans la directive-cadre sur l’eau. Les objectifs pour le bon état de nos eaux doivent être atteints avec ambition d’ici 2027).

Félicitations pour avoir défendu l’une des législations environnementales les plus avancées en Europe! C’est une excellente nouvelle pour tous les citoyens qui ont signé la campagne Protectwater! Un élan inspirant à suivre par les autres États membres!

Plus d’infos, voir notre dernière news à ce sujet

Rapport du WWF et TNC : « Une connexion fluide : un avenir renouvelable pour les rivières, le climat et la population »

Le WWF et The Nature Conservancy ont publié ce 13 mai, à la veille du Congrès mondial de l’hydroélectricité qui se tient à Paris du 14 au 16 mai, un rapport important sur l’accélération de la révolution des énergies renouvelables . Ce rapport s’intitule : « Une connexion fluide : un avenir renouvelable pour les rivières, le climat et la population »

Il montre comment sont conciliables les objectifs climatiques (maintenir le réchauffement en dessous de 1,5 degré) et énergétiques (fournir de l’électricité au milliard de personnes actuellement inaccessibles), sans sacrifier les dernières rivières libres de la planète, et donc en permettant le maintien de tous les services essentiels rendus par ces ecosystèmes.

Le rapport est une collaboration entre WWF, TNC, UICN, le Stimson Center, l’Université de Californie, Berkeley, l’Université de Californie, Los Angeles, l’Université de Manchester et l’Institut Woods pour l’environnement de l’Université Stanford.

> Lire le résumé en français

> Lire le rapport complet en anglais

L’avenir des rivières de l’UE: un nouveau document présente la liste des souhaits dévastateurs des lobbies industriels

Les industries non durables, dont l’agriculture industrielle, l’hydroélectricité et les industries minières, font pression pour des modifications dévastatrices de la directive-cadre sur l’eau (DCE).

Le nouveau document des ONG (WEAKENING THE EU WATER LAW: INDUSTRY’S WISH LIST) montre que si les souhaits sont exhaussés, certaines modifications donneraient le feu vert pour développer des activités encore plus destructrices, ce qui pourrait causer des ravages à nos cours d’eau et lacs. Cependant, loin d’obliger ces acteurs à modifier leurs pratiques, certains États Membres ont dressé une liste de souhaits tout à fait similaire, soulevant de sérieuses questions quant à la définition de leurs véritables intérêts.

Ce papier, publié avant la réunion informelle du Conseil « Environnement » à Bucarest, en Roumanie, les 20 et 21 mai, et repris dans une lettre adressée aux ministres de l’Environnement des États membres de l’UE, lance la deuxième étape de la campagne menée par Living Rivers Europe pour garantir l’intégrité de la DCE et fait suite à la campagne #Protectwater au cours de laquelle plus de 375 000 citoyens ont exprimé leur souhaite que la DCE reste inchangée.

Télécharger le rapport (anglais)

Lire la lettre adressée aux Ministres de l’Environnement de l’UE

Accéder à la page de la campagne

 

 

Read Press release from Living Rivers Europe (anglais)
Brussels, 15 May 2019


Unsustainable industries, including industrial agriculture, hydropower, and coal mining, are lobbying for devastating changes to the EU water law – the Water Framework Directive (WFD).

A new paper from environmental groups [1] shows that, if ever put into effect, such changes would give these sectors the green light to undertake even more destructive activities, potentially causing havoc on our rivers and lakes. But, far from obliging these sectors to clean up their act, some Member States have compiled a strikingly similar wish list, raising serious questions as to where their true interests lie.

The paper, developed by WWF, EEB, Wetlands International, the European Anglers Alliance and European Rivers Network – who together form the Living Rivers Europe coalition – is published ahead of an informal meeting of the Environment Council in Bucharest, Romania on 20 and 21 May. Environment Ministers from all EU Member States will come together to discuss, amongst other topics, issues related to water management across the EU. The gathering comes in the wake of scientists declaring a state of ecological emergency, with extensive research confirming that nearly 75% of freshwater resources are now devoted to agriculture alone, and freshwater ecosystems are showing the highest rate of decline.

“Rivers, lakes and wetlands are our life-support systems, but they are being annihilated under our very eyes. We have the legal tool to stop this – the EU water law – but Member States must actively stand up to the sectors that pollute and destroy the most”, said Andreas Baumüller, Head of Natural Resources at  WWF’s European Policy Office. “Through the civil society-led #ProtectWater campaign, more than 375,000 citizens called for the water law to remain unchanged. Member States’ alignment with the positions of business lobbies begs the question: Do they really have the best interests of their citizens at heart?”

The briefing shows the clear alignment between the wishes of some Member States and those of lobby groups representing the interests of the agriculture, hydropower and mining sectors, as well as German industry associations (comprised of representatives of the construction, chemicals, and pharmaceuticals industries, amongst others). These parties want to weaken the WFD’s ambitious scope and environmental objectives, and attack two of the law’s most visionary cornerstones – the “one-out, all-out principle”, as well as the “non-deterioration obligation”, both crucial in assessing the health of freshwater bodies.

Where they differ is in their reasoning, which is completely contradictory – whilst Member States argue that these changes are needed to maintain ambition in EU water management, industry groups ask for changes because the current system is too ambitious.

« Industry groups and some EU member states are calling for the same changes to the EU water law – but, bizarrely enough, how they justify the need for these changes is poles apart: Whilst some governments say they are trying to be more ambitious to protect water, the industry groups say they want these changes because the current rules are too stringent. So, if Member States want to be truly ambitious, the current law needs to be kept and the focus needs to be on properly implementing it to protect the environment and human health, » said Sergiy Moroz, Water and Biodiversity Policy Officer at the EEB.

These arguments and questions have also been reflected in a letter sent by Living Rivers Europe to the Environment Ministers of EU Member States ahead of next week’s meeting in Bucharest.

ENDS

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Contact:
Sophie Bauer, Communications Officer (Freshwater)
WWF European Policy Office
sbauer@wwf.eu
+32 471 05 25 1

[1] Living Rivers Europe, 2019, Weakening the EU water law: Industry’s wish list

[2] According to the “one-out, all-out principle”, a water body (such as a  river, lake or wetland) is only considered healthy if all the quality elements (for example the flow, whether it is biodiversity-rich, whether there are chemical substances) are in good status, and the overall status is defined by the quality element in the lowest class.

[3] Within the Water Framework Directive, Member States must ensure that the current state of of any given water body does not deteriorate any further.

[4] Officials from several Member States have drafted a paper on the Future of the EU Water Policy for the meeting of EU Water Directors in November 2018. The paper put forward several amendments to the WFD.

Notes to the editor:

About the EU Water Framework Directive (WFD)

  • The WFD is one of the EU’s most progressive pieces of environmental legislation. It requires the protection, enhancement and restoration of our rivers, wetlands, lakes and coastal waters.
  • Under the WFD, EU governments have committed to ensure no deterioration and achieve good status for the vast majority of all water bodies by 2015, and at the very latest by 2027.
  • The WFD requires Member States to aim to achieve at least good status in each water body within their river basin districts. Each Member State must produce a plan for each of the river basin districts within its territory. Member States should also coordinate the preparation of River Basin Management Plans (RBMPs) for international river basin districts (iRBDs).
  • Plans must include objectives for each water body, reasons for not achieving objectives where relevant, and the programme of measures required to meet the objectives.
  • In line with the WFD, the European Commission is required to publish a report on the implementation of the Directive every six years. The report has to include among other things a review of progress in the implementation of the Directive and a survey of the RBMPs submitted in accordance with Article 15, including suggestions for the improvement of future plans. First reports assessing RBMPs were published by the Commission in 2012; this report looks at 2nd cycle of River Basin Management Plans (2015-2021).
  • The Commission at the same time also published a report on the implementation of Floods Directive (FD), assessing flood risk management plans (FRMPs), member states were required to submit in 2015.
  • Where implemented, the WFD has proved to be effective in achieving its goals of good water status and non-deterioration, successfully balancing environmental, social and economic requirements.
  • The WFD is currently undergoing its standard review in the form of a ‘fitness check’. Every piece of EU legislation goes through this process. The fitness check will look at the relevance, effectiveness, efficiency, coherence and EU added value of the WFD (and its ‘daughter’ directives) and the Floods Directive. It includes the ongoing stakeholder consultation and public consultation.
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375,000+citoyens disent à l’Europe « Gardez notre loi sur l’Eau”

La consultation publique de la Commission Européenne sur la Directive Cadre d’Eau s’est achevée hier, mercredi 12 mars.
375 386 personnes ont demandé à la Commission européenne de défendre cette législation. Cette consultation publique de l’UE devient ainsi l’une des plus importantes de toute l’histoire de l’Union européenne.
Les citoyens ont parlé haut et fort et ni la Commission Européenne ni les États membres ne pourront ignorer ce chiffre.

Un grand merci et toutes nos félicitations à tous les citoyens et ONG qui ont participé.
Les travaux de Living Rivers Europe ne s’arrêtent pas à la mobilisation pour la consultation publique, la coalition LRE continue de suivre les travaux de la commission.

Lire le Communiqué de presse de Living Rivers Europe (en anglais)
Brussels, 13 March 2019

375,386 people have called on the European Commission to defend Europe’s strong water law, making the EU’s public consultation on the legislation one of the largest ever in the history of the European Union. This law is critical to ensure that Europe’s rivers, lakes and wetlands are protected and brought back to good health.

The NGO-led #ProtectWater campaign inspired citizens across Europe and beyond to take a stand for Europe’s rivers, lakes and wetlands, and the strong law which protects them, the EU Water Framework Directive, during the European Commission’s ongoing fitness-check

“375,386 citizens have spoken up for Europe’s precious rivers, lakes and wetlands, and against their ongoing destruction. They have told their governments loud and clear not to undermine the EU water law – decision-makers must now listen up and take these voices seriously”, said Ester Asin, Director of WWF’s European Policy Office, “With 60% of Europe’s waters in a critical state, the need for action from Member States is urgent. They were meant to put a stop to this destruction when they signed up to the Water Framework Directive in 2000, but, instead, have spent the best part of two decades brazenly side-stepping their commitments and not implementing it. We urge them to own up to their inaction today and, instead of pushing for this law to be changed, take citizens’ views on board.”

 “One need only look elsewhere in the world to see that Europe is incredibly fortunate  to have a general and cross-border legal framework in the shape of the Water Framework Directive to protect its rivers, lakes and  wetlands, underlined Roberto Epple, President of the European Rivers Network,  “It would be shameful to weaken it. Citizens have understood that. Member States should respect this and move up a gear to achieve the results outlined in this text, which can be considered a treasure.”

The #ProtectWater campaign was led by WWF, the European Environmental Bureau, the European Anglers Alliance, the European Rivers Network and Wetlands International – who together form the Living Rivers Europe Coalition. It facilitated citizens’ participation in the European Commission’s public consultation on the Water Framework Directive (the only opportunity for the general public to have its say during the EU fitness-check) to express their clear opposition to changing the legislation. It was launched in October 2018 and went on to be supported by more than 130 civil society organisations, including national partners and offices of Greenpeace, BirdLife and Friends of the Earth, as well as unions.

 The EU’s official analysis of the public consultation, which closed on 11 March, is likely to be published in the autumn of 2019, with the final decision on the future of the legislation expected by the first half of 2020. As Living Rivers Europe, we will be there every step of the way to ensure that the Water Framework Directive remains intact, and will continue to push for this visionary legislation to be fully implemented by Member States and enforced by the European Commission so that it that the vast majority of Europe’s waters are returned to good health by 2027 (at the absolute latest).

 Telecharger le communiqué de presse complet (en anglais)

Contact:
Sophie Bauer, Communications Officer (Freshwater)
WWF European Policy Office
sbauer@wwf.eu
+32 471 05 25 1

Notes to the editor:

About the state of water in Europe:

About the #ProtectWater campaign:

  • The goal of #ProtectWater is simple: to defend the Water Framework Directive (WFD) and in doing so, protect Europe’s rivers, lakes, groundwater and wetlands, and the wildlife they house, for generations to come.
  • The campaign was led by Living Rivers Europe (WWF’s European network, the European Anglers Alliance, European Environmental Bureau, European Rivers Network, and Wetlands International), who together represent a movement of over 40 million people across Europe.
  • 130+ civil society groups went on to support the campaign
  • The campaign allowed anyone to easily take part in the European Commission’s public consultation on the evaluation of EU water policy, which includes the WFD.
  • By filling in the e-action’s form (available on livingrivers.eu as well as individual organisations’ websites), individuals could quickly and easily send the suggested response to the public consultation to the European Commission on their behalf.
  • For more information, please visit livingrivers.eu

About the EU Water Framework Directive (WFD):

  • The WFD is one of the EU’s most progressive pieces of environmental legislation. It requires the protection, enhancement and restoration of our rivers, wetlands, lakes and coastal waters.
  • Under the WFD, EU governments have committed to ensure no deterioration and achieve good status for the vast majority of all water bodies by 2015, and at the very latest by 2027.
  • The WFD is currently undergoing its standard review in the form of a ‘fitness check’. Every piece of EU legislation goes through this process. The fitness check will look at the relevance, effectiveness, efficiency, coherence and EU added value of the WFD (and its ‘daughter’ directives) and the Floods Directive. It includes the ongoing stakeholder consultation and public consultation.

Recommendations for improving the implementation of the Water Framework Directive:

The following recommendations outline some of the actions Member States and the Commission need to take to ensure no further deterioration occurs and that the majority of water bodies in the EU achieve good status by 2027.

  • Member States should develop more effective and ambitious third-cycle river basin management plans (2021-2027) and associated programmes of measures to bring European waters to good status by 2027.
  • Member States should significantly restrict their use of exemptions to exceptional cases only. To uphold the purpose and effect of the WFD, the European Commission should use enforcement measures to facilitate significant reduction in the use of exemptions.
  • Member States should strictly apply the non-deterioration principle and
    precautionary approach. They must protect remaining free-flowing, unaltered
    and clean stretches of rivers for their biodiversity and ecological values and
    not leave them open to further hydropower development and modifications
    for inland navigation.
  • Member States should increase the uptake of nature-based solutions and
    dam removal to ensure that freshwater biodiversity can spread back into
    degraded areas.
  • Member States should apply in full the ‘polluter/user pays principle’ in line with the WFD, ensuring that water pricing reflects the true value of water and that all users, including agriculture, contribute to the full costs of water services in a more equitable way, the European Commission should take prompt and
    effective enforcement actions to ensure introduction of adequate water pricing.
  • Member States should improve transparency and enable effective public
    participation in river basin management planning and application of
    exemptions (e.g. Article 4.7 WFD).
  • Member States and the European Commission should ensure coherence between management and conservation of water ecosystems and relevant sectoral policies (most notably energy, agriculture, transport, flood management).
  • Member States and the Commission should improve procedures and introduce effective tools for preventing, detecting and sanctioning breaches of established water and conservation laws.
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#ProtectWater : on dépasse les 340 000 signatures ! On continue jusqu’au 12 mars…

#ProtectWater : on a dépassé les 340 000 signatures … ce qui signifie que notre campagne figure désormais dans le top 3 des plus grandes consultations publiques de l’histoire de l’Union européenne !

MERCI à tous ceux d’entre vous qui ont signé !

Les autres peuvent encore le faire jusqu’au 12 mars inclus (la campagne est prolongée !) … et contribuer eux-aussi à cette incroyable aventure !

Je signe ici avant le 12 mars