Plus d’1 million d’obstacles fragmentent les rivières d’Europe !

Dans le cadre du projet Amber, un atlas européen des barrages et autres obstacles a été publié cette année. Il aura fallu 4 ans de travail de recensement, sur 2700 km de cours d’eau pour mener à bien ce projet, qui est complété au fil du temps (voir notre news du 06 juillet dernier). A ce jour, le chiffre actualisé est sidérant !  Plus de 1 million d’obstacles empêchent la libre course de nos rivières et par conséquent toute la vie qu’elles abritent…

Une première étude tirée de cette base de données a été publiée le 16/12/20 dans la revue Nature (article à lire ici ), signée par 20 chercheurs avec pour principale autrice Barbara Belletti, spécialiste en géomorphologie au CNRS et à l’université de Lyon.

 >> Découvrir l’Atlas en ligne (site en Anglais)

En 2021, ERN vous la raconte en images…. oui, mais quoi ??

Et bien…. l’histoire de la restauration de la continuité écologique en France, bien sûr !

Soutenez notre projet !

En 2021, notre association ERN va se lancer dans la réalisation d’une série de plusieurs courts-métrages, sur la politique de restauration de la continuité écologique en France * : « Pour des rivières libres et vivantes : effacer, modifier et éviter » (Projet n°1)

Pour conduire son projet, ERN a été sélectionné parmi d’autres dans le cadre de MobBiodiv’2020 par le Ministère de la transition écologique et l’Office français de la biodiversité (OFB).

Jusqu’au 18 décembre, les citoyens peuvent voter pour élire un « Coup de coeur du public » parmi les 47 projets.

Visionnez ici notre bande annonce

VOTE : Vous avez aimé ?  Il vous suffit de cliquer ici et de voter pour le  projet n°1 de ERN  « Effacer, Modifier, Eviter – pour des rivières vivantes » (Attention, pour voter, il faut aller tout en bas de la page !)

*En effet, la France est leader en Europe du rétablissement de la continuité écologique en particulier par l’effacement d’ouvrages transversaux de petite et grande taille. Depuis 1997, elle a acquis un savoir-faire reconnu grâce à des politiques innovantes et des grands chantiers. La période 2020-2022 sera marquée par la restauration de rivières à grande échelle, projets d’envergure internationale : l’effacement de 2 grands barrages sur la Sélune et la reconfiguration complète du barrage de Poutès sur le Haut Allier.
C’est pour raconter et partager l’expérience de la France qu’ERN a prévu la réalisation d’un ensemble de modules audiovisuels à destination du grand public, et aussi de micro-vidéos pour les réseaux sociaux. Diffusion prévue à l’échelle nationale et internationale.

 

 

Appel mondial pour la protection des rivières : A vous de jouer !

Que vous soyiez particulier, association, ou autre organisme, vous pouvez rejoindre l’appel lancé par International Rivers pour la préservation des rivières. ERN l’a signé.

Pour en savoir plus, et éventuellement signer, cliquez sur : https://www.rivers4recovery.org/french

Restitution du projet AMBER : vidéo du webinaire, magazine

Le webinaire du 29 juin « Smart Ways to improve connectivity river » a été un grand succès. Vous avez manqué l’évènement, souhaitez revoir des passages, vous pouvez désormais consulter la vidéo du webinaire en ligne.

Un des principal résultat de AMBER est l’atlas paneuropéen des obstacles dans les cours d’eau. Il contient des informations sur 630 000 obstacles, des grands barrages, mais aussi des centaines de milliers de petits déversoirs, seuils, gués et ponceaux. Cependant, les chercheurs d’AMBER ont constaté que plus d’un tiers des barrières ne sont pas enregistrées, ce qui porte le total à bien plus d’un million. Sur ce million, plus de 100 000 sont des barrières obsolètes qui détériorent les rivières européennes. Cette ampleur de la fragmentation des rivières est alarmante et fait de l’Europe le paysage fluvial le plus fragmenté au monde, avec pratiquement plus aucune rivière non fragmentée et à écoulement libre. plus d’infos : https://amber.international/our-research-finds-at-least-100000-obsolete-barriers-are-fragmenting-and-deteriorating-europes-rivers/  

Pour terminer le projet AMBER de 4 ans, financé par l’UE dans le cadre de l’initiative Horizon 2020, un magazine Let it flow | Reconnecting People with Rivers a été réalisé. Tout au long de ce magazine, le projet Amber partage ses résultats, ses réflexions et ses ambitions pour l’avenir. Il illustre les problèmes de fragmentation et de restauration des rivières en Europe et à l’étranger, et ce qui peut être fait pour relever ces défis.


Pour la France, EDF et le CNSS (Conservatoire National du Saumon Sauvage) étaient partenaires du projet, notamment pour étudier la dévalaison des smolts dans la retenue. La reconfiguration du barrage de Poutès et ses enjeux sont largement présentés dans la vidéo de présentation du programme AMBER (2min sur les 4.50min de la vidéo). Vidéo prochainement disponible et en avant première à 3h’42min’40sec de la vidéo du webinaire.

 

Plus d’infos https://amber.international/

Barrage de Poutès sur l’Allier : Déconstruction en cours !

Souvenez-vous, fin aout 2019 les vannes du barrages de Poutès avaient été retirées. Cette année le programme des travaux devient encore plus intéressant ! Le chantier s’est réinstallé fin mai et depuis le 1er juillet on peut voir les machines attaquer le génie civile du barrage !!

Arasement du seuil en rive droite – juillet 2020 © EDF

Cette année, les trois seuils et les deux piles vont être arasés, la passerelle supprimée. Une échancrure en rive gauche sera créée et permettra, la circulation de l’eau, des poissons et des sédiments sans entraves jusqu’à l’été 2021 !! Les dispositifs de dévalaison et de montaison vont commencer à être modifiés pour correspondre aux nouvelles côtes et normes du barrage (creusement sous l’ascenseur notamment).

Tous les détails des travaux 2020

Déjà l’Allier a retrouvé son profil naturel, en témoigne la photo prise dans l’ancienne retenue suite à la vidange.


Amont de la retenue de Poutès, 11 juin 2020, l’Allier retrouve son caractère naturel © SOS Loire Vivante /

Le 12 juin, une crue importante est survenue sur l’Allier (400m3/s à Poutès  contre 16m 3/s pour le module), elle a franchit le barrage sans contrainte. Le systèmes d’alerte du réseau Cristal, a été efficace. Le chantier a été de suspendu et la plateforme créée au pied du barrage de Poutès pour travailler au pied du barrage a pu être évacuée à temps sans incidence pour le matériel ou les hommes !

La crue du 12 juin passe le barrage de Poutès sans contrainte © EDF

Plus d’info sur le projet sur la page dédiée

Webinaire AMBER le 29 juin : s’inscrire

Le 29 juin de 10h00 à 13h40, aura lieu le webinaire final d’AMBER (Adaptive Management of Barriers in European Rivers) sur la plateforme Zoom. Plus de 800 participants sont confirmés à ce jour. Le projet AMBER dévoilera la première carte européenne des barrières fluviales et ce que cela signifie pour l’état de nos rivières.

Ce webinaire comprendra des présentations des projets AMBER et FIThydro avec 12 intervenants de toute l’Europe qui discuteront de la fragmentation des rivières et des meilleurs moyens de gérer et d’atténuer les impacts des ouvrages. Le programme s’articule autour de discussions facilitées sur trois sujets urgents : 1) la nécessité de reconnecter les rivières ; 2) les innovations, les outils et les solutions disponibles pour une meilleure gestion des barrières et 3) les applications, un cadre pour reconnecter les rivières européennes.

programme complet

s’inscrire en ligne pour participer
plus d’infos sur AMBER

Connaissez-vous la plateforme de financement participatif pour l’effacement des barrages ?

Dam Removal Europe et le WWF Netherlands lançaient il y a deux ans à peine, une plateforme de financement participatif pour l’effacement des barrages en Europe.
Et oui, tous les pays d’Europe ne bénéficient pas d’aides d’Agences de l’Eau comme en France !!

Ainsi depuis 2018, sept projets sur le Danube, en Lithuanie, au Royaume-Uni, ont pu aboutir grâce à cette collecte de fonds.

Les possibilités pour déposer un projet (voir conditions) et participer financièrement se poursuivent.
La campagne actuelle se déroule en Ukraine pour trois barrages dans les Carpates. 40% de l’objectif a été atteint (sur les 31 000€)!  Participez à la collecte de fonds. Plus d’infos sur le projet et donner  : https://crowdfunding.wnf.nl/project/three-dams-in-ukraine.

Sélune : les travaux sur le barrage de Vezins se terminent !

Depuis le mois de mars, et compte-tenu de la crise sanitaire, le chantier d’effacement de Vezins mené par la DDTM 50 est à l’arrêt. Seule la pile centrale et les fondations subsistent aujourd’hui. Avec du retard, les travaux vont reprendre jusqu’en septembre pour qu’enfin la Sélune retrouve son lit. Sur le barrage de la Roche-qui-boit à l’aval,  le seul restant à ce jour, EDF maître d’œuvre du chantier va lancer les travaux de gestion des sédiments au mois de juin 2020. La vidange définitive du plan d’eau est prévue en avril 2021 et la déconstruction du barrage fin 2021-début 2022.

>> Plus d’infos sur nos pages dédiées

Publication du 1er inventaire européen des centrales hydroélectriques…. Une pression énorme pèse sur nos rivières !

EuroNatur, Riverwatch, le WWF et GEOTA viennent de publier une nouvelle étude montrant l’ampleur de la pression dont font l’objet les rivières d’Europe.

C’est une véritable frénésie hydroélectrique qui sévit sur tout le continent européen.

Plus de 8 700 nouvelles centrales hydroélectriques sont prévues sur nos rivières, et l’on connaît tous les impacts dévastateurs de ces ouvrages sur la biodiversité et la société…

Les habitants et les rivières des Balkans sont les plus menacés.

Vous pouvez télécharger ici l’étude complète (en anglais) et le rapport de synthèse (en anglais également)

Egalement plus d’infos dans le communiqué de presse Euronatur/Riverwatch (traduit en français) ci-dessous :

 

Radolfzell, Vienne, 28 novembre 2019. Le premier inventaire paneuropéen des centrales hydroélectriques existantes et projetées montre l’immense pression exercée sur les rivières du continent. Outre les 21 387 centrales hydroélectriques existantes, 8 779 autres sont prévues, principalement dans les Alpes et les Balkans. Les rivières auparavant intactes – en particulier dans les Balkans – doivent être détruites. Plus du quart (2 500) de ces projets hydroélectriques sont situés dans des zones protégées, principalement dans des parcs nationaux et des sites Natura 2000.

© FLUVIUS, commandé par le WWF, Riverwatch, EuroNatur, GEOTA
Les rivières d’Europe sont minées ! La carte montre les centrales hydroélectriques existantes et prévues sur le continent. L’un des foyers géographiques: les Balkans.

Cette étude a été commandée par EuroNatur, Riverwatch, le WWF et GEOTA. Ses conclusions mettent en évidence l’échec des gouvernements, tant au sein de l’UE qu’à l’extérieur, à protéger les rivières et la biodiversité, et illustrent un mépris flagrant de la législation de l’UE en matière de protection de l’eau, en particulier de la directive-cadre sur l’eau.

«Nous sommes confrontés à la fin des rivières libres en Europe et à un effondrement de la biodiversité si nous n’arrêtons pas cette folie hydroélectrique. La Commission européenne dirigée par Ursula von der Leyen et les gouvernements nationaux doivent mettre fin à cette expansion. Avant tout, ils doivent mettre fin aux subventions à l’hydroélectricité et améliorer la protection des cours d’eau. Il est inacceptable que notre facture d’électricité finance les investisseurs dans l’énergie hydroélectrique et, partant, la destruction des bouées de sauvetage de l’Europe », déclare Ulrich Eichelmann de Riverwatch.

A small hydroelectric power plant on the Ugar River near Knezevo, Bosnia and Herzegovina© Amel Emric
Petite centrale hydroélectrique d’Ugar en Bosnie-Herzégovine.
La plupart des centrales hydroélectriques prévues sont de petites centrales hydroélectriques, mais leurs dégâts sur la nature sont tout sauf minimes.
Sur cette rivière, le Huchen, une espèce en voie de disparition dans le monde entier, a perdu sa frayère.

«C’est dans les Balkans que le plus grand nombre de centrales hydroélectriques – plus de 3 000 – sont prévues. La plupart de ces rivières sont encore préservées, certaines même intactes. Elles constituent un trésor européen que nous ne pouvons pas nous permettre de perdre. Nous exhortons l’Union européenne à prendre en compte ces développements dans les négociations d’adhésion et à insister sur le respect de la législation en matière de conservation de la nature. Dans les Balkans, les investissements dans le domaine de l’hydroélectricité sont excessifs, alors que le potentiel de l’énergie solaire – une source d’énergie véritablement renouvelable – reste largement inexploité », a déclaré Gabriel Schwaderer, directeur général d’EuroNatur.

Les barrages hydroélectriques détruisent les rivières et leurs environs et contribuent de manière substantielle à la perte de biodiversité. Ils interrompent le flux naturel du fleuve, bloquent la migration des poissons – affectant les stocks de poissons et la survie des espèces menacées – et interceptent les sédiments qui protègent les berges et les deltas des crues. Les communautés locales sont littéralement en train de dépérir.

En outre, plus de 90% des centrales hydroélectriques prévues ne produisent que de petites quantités d’électricité (moins de 10 MW), c’est-à-dire qu’il s’agit de «petites» centrales hydroélectriques qui causent de graves dommages à la nature et n’ont que peu d’avantages économiques.

© Amel Emric
Le barrage de Jadar en Bosnie-Herzégovine

Steven Weiss, Assoc. Univ.-Prof. Uni Graz souligne les effets dévastateurs de l’énergie hydroélectrique: «Sur la base des extrapolations d’une étude plus détaillée sur les Balkans, ainsi que de la liste rouge de l’UICN, nous pouvons prédire qu’au moins 20 et peut-être 30 espèces de poissons d’eau douce disparaîtraient si tous ces projets de centrales étaient réalisés. En outre, un pourcentage élevé (> 95%) de la faune piscicole du sud de l’Europe rejoindrait alors la liste des espèces menacées de l’UICN. Nous devons comprendre que la demande déjà élevée de ressources en eau, en particulier dans le sud de l’Europe, sera exacerbée par une telle exploitation hydroélectrique à grande échelle, ce qui résultera en une perte définitive de la biodiversité en eau douce.
Pour lutter contre cette perte de biodiversité en eau douce, nous demandons à tous les pays européens et à l’UE :
• un New Deal bleu pour les fleuves européens
• plus de subventions
• une meilleure protection des tronçons fluviaux précieux
• un nouveau programme paneuropéen de restauration des rivières

Contact information
Anja Arning
Head of Public Relations, Euronatur
E-mail: anja.arning(a)euronatur.org

Ulrich Eichelmann
CEO, Riverwatch
E-mail: ulrich.eichelmann(a)riverwatch.eu

 

Barrage Ilisu (Turquie) : Agissons maintenant pour sauver Hasankyef et la vallée du Tigre !

Nous relayons le message de la coordination Hasankyef (fondée le 5 juillet 2019 au nom de tous ceux qui combattent le barrage d’Ilisu), que nous soutenons dans sa lutte contre le projet de barrage Ilisu en Turquie : Vous aussi, soutenez les, agissez ! Il est encore temps !

« Le gouvernement turc entend détruire la ville de Hasankeyf, vieille de 12 000 ans, ainsi que l’ensemble de la vallée du Tigre par le biais du projet de barrage Ilisu, qui n’a qu’une durée de vie économique de 50 ans. Nous aimerions emprunter la phrase d’un poète romain « De te fabula narratur » (ce qui est raconté est votre histoire) et la transformer en « Ce qui doit être détruit, c’est votre histoire ». Un site où vous pouvez trouver les traces de nombreuses personnes de ce monde est menacé d’extinction. Le cri de Hasankeyf et de la vallée du Tigre grandit de jour en jour.

Le musée en plein air de Hasankeyf expose les premières traces d’êtres humains datant d’il y a 300 000 ans et les premiers établissements humains datant d’il y a 12 000 ans. Hasankeyf est le seul site historique d’Anatolie et de la Haute Mésopotamie pouvant être entièrement préservé dans son intégrité. Hasankeyf, qui héberge au moins 24 cultures dans son passé, est l’un des exemples les plus distincts de la façon dont les humains sont passés à la vie sédentaire.

Nous ne savons pas et ne saurons pas grand-chose au sujet du passé du Tigre, qui est lui-même un être vivant et qui a créé la vie dans sa vallée depuis des millions d’années, mais la vie créée par les eaux du Tigre est face à l’inondation par ses propres eaux. Le barrage d’Ilisu, qui a été construit au cours de ces dernières années sur le Tigre, a commencé à être rempli du réservoir du barrage en juillet 2019. S’il est complètement rempli, outre Hasankeyf, il enfouira 289 sites archéologiques, dont 20 seulement ont été excavés. en partie, 199 villages totalement ou en partie, et l’habitat d’au moins 100 espèces endémiques et menacées. Le climat de la région serait également affecté. En tant que militants et personnes concernées, nous ne connaissons pas vraiment la dimension du patrimoine culturel et naturel.

Avec ses 550 monuments et ses 5 500 grottes construites par l’homme, Hasankeyf a été classée parmi les 7 sites du patrimoine culturel les plus menacés par Europa Nostra en 2016. Bien que Hasankeyf ait été mis en conservation conformément à la loi turque, aucun effort sérieux n’a été consenti. officiels ont été faits pour le conserver pour les générations suivantes. Le professeur Adolf Hoffman, ancien directeur de l’Institut allemand d’archéologie, a déclaré que, malgré les fouilles effectuées depuis 1986, environ 10% seulement du site de Hasankeyf a été fouillé et analysé.

Il n’est pas trop tard pour sauver la vallée du Tigre, qui abrite des millions d’êtres vivants, de la mise en fourrière et de la destruction en tant qu’écosystème. Bien que des destructions aient eu lieu récemment, il y a beaucoup plus de structures culturelles, naturelles et sociales dans la vallée du Tigre qui pourraient être défendues. Il n’est pas trop tard pour sauver 400 kilomètres d’habitat riverain et toutes les millions de vies existant dans cet écosystème exceptionnel. Il n’est pas trop tard pour sauver 200 sites de peuplement comptant une population de 80 000 habitants et leur mode de vie unique. Il n’est pas trop tard pour sauver les marais mésopotamiens du sud de l’Irak, les plus grandes zones humides du Moyen-Orient.

Nous voudrions remercier d’avance tous ceux qui soutiennent et diffusent le cri urgent de Hasankeyf et du Tigre pour le patrimoine naturel et culturel créé depuis des milliers et des millions d’années dans la magnifique vallée du Tigre.

Il est possible de sauver Hasankeyf, âgé de 12 000 ans, et la vallée du Tigre, qui ont donné et donnent la vie à nous tous.

Nous appelons tout le monde à prendre immédiatement position pour Hasankeyf et la vallée du Tigre. Maintenant et pas plus tard, il est urgent d’agir! »

email: hasankeyfgirisimi@gmail.com
Twitter: @HasankeyfKoord and @hasankeyfdicle
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