💧 Normes européennes en matière de pollution de l’eau : il est temps d’agir 💧

Les représentants de l’UE devaient conclure un accord sur la mise à jour des normes en matière de pollution de l’eau le 15 juillet, mais les négociations ont une nouvelle fois été reportées au 23 septembre.
Cela fait près de trois ans que la Commission européenne a proposé des mises à jour attendues depuis longtemps pour réglementer les produits pharmaceutiques, les pesticides et les PFAS dans les eaux de surface et souterraines. Ce retard est en passe de devenir un record…

Cette révision de la liste des polluants exigeraient à juste titre des États membres qu’ils surveillent ces substances et prennent des mesures pour protéger de toute urgence la santé des personnes et les précieux écosystèmes dont nous dépendons tous.
Pendant ce temps, des rapports alarmants continuent de faire surface :
🧪 Rejets industriels toxiques dans les rivières
💩 Eaux usées brutes propageant la résistance aux antimicrobiens
🚱 Pesticides contaminant l’eau potable

Comme l’avaient fait les scientifiques quelques mois plus tôt, une large coalition d’organisations environnementales et sanitaires, de professionnels de la santé, de partenaires sociaux, d’associations de pêche récréative et d’entreprises dépendantes de l’eau appelle la présidence danoise du Conseil de l’UE 2025, qui a débuté en juillet, à conclure les négociations sans délai.
La coalition exhorte la présidence danoise du Conseil de l’UE à s’opposer aux tentatives de certains États visant à réduire l’ambition du texte et à prendre position contre une prolongation de la période de transition ou l’introduction de nouvelles exemptions à la directive-cadre sur l’eau.

Nous devons maintenir notre ambition, adopter de nouvelles normes de qualité strictes et garantir juridiquement que les États membres incluent des mesures ciblées dans les prochains plans de gestion des bassins hydrographiques (2028-2033).
La santé de l’eau en Europe – et de ses habitants – ne peut attendre 🌍

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La coalition Living Rivers Europe exhorte les ministres de l’Environnement à soutenir les prochaines conclusions du Conseil sur la stratégie européenne pour la résilience dans le domaine de l’eau

Compte tenu de la raréfaction croissante de l’eau, de la pollution, des inondations et de la dégradation des écosystèmes, la coalition demande que la priorité soit donnée à la restauration du cycle naturel de l’eau et à la garantie de l’accès à l’eau potable.

Le succès de la stratégie dépend de la mise en œuvre intégrale des législations européennes existantes en matière d’eau et de nature, en particulier la directive-cadre sur l’eau, et de l’intégration de la résilience hydrique dans tous les secteurs concernés, tels que l’agriculture, l’énergie et les transports. Les solutions fondées sur la nature, telles que la restauration des zones humides et des plaines inondables, doivent être privilégiées par rapport aux solutions technologiques, et bénéficier d’un financement clair et dédié.

La coalition souligne également la nécessité d’une gouvernance plus forte, de la prévention de la pollution et d’outils financiers pour favoriser un changement systémique. Elle appelle à des investissements ciblés, à la conditionnalité dans la politique agricole de l’UE et à des mesures de responsabilité solides.

 

Principales demandes :

 

Appuyer les objectifs de la stratégie européenne pour la résilience de l’eau.

Donner la priorité à la restauration des cycles naturels de l’eau et des écosystèmes.

Mettre pleinement en œuvre la législation existante, en particulier la directive-cadre sur l’eau.

Intégrer la résilience hydrique dans tous les secteurs et programmes de financement.

Donner la priorité aux solutions fondées sur la nature plutôt qu’aux infrastructures technologiques.

Garantir un financement dédié dans le prochain budget de l’UE (2028-2034).

Appliquer le principe du pollueur-payeur et renforcer la responsabilité.

Appliquer une conditionnalité environnementale stricte dans le cadre de la politique agricole commune.

Orienter les financements de la Banque européenne d’investissement vers des projets écologiques de rétention d’eau.

 

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La SNB 2030 reste un cadre ambitieux, mais son succès dépendra de la capacité à lever les freins identifiés par le CNB

La Stratégie nationale biodiversité 2030 vise à traduire en actions concrètes l’engagement de la France issu du cadre mondial pour la biodiversité adopté à Montréal en décembre 2022. Son ambition est claire : stopper puis inverser l’effondrement de la biodiversité d’ici 2030, en cohérence avec les objectifs européens et internationaux. La stratégie s’articule autour de quatre axes principaux et s’appuie sur une approche participative, impliquant acteurs publics, privés, associations et scientifiques.

Lors de sa séance du 24 juin 2025, le CNB a adopté un avis critique sur l’état d’avancement 2024 de la SNB 2030. Il inclut une analyse détaillée et des recommandations pour renforcer l’efficacité de la stratégie.
En résumé, la SNB 2030 reste un cadre ambitieux, mais son succès dépendra de la capacité à lever les freins identifiés par le CNB : moyens financiers, cohérence des politiques, et implication de tous les acteurs.

En effet, le CNB exprime des interrogations majeures sur la capacité de la France à respecter ses engagements, notamment en raison des arbitrages politiques et budgétaires en cours. Il souligne que les moyens alloués et la cohérence des politiques publiques restent insuffisants pour atteindre les objectifs fixés.
Il recommande notamment de programmer des financements pluriannuels dédiés et mettre fin aux subventions dommageables pour la biodiversité, renforcer la convergence entre les politiques climatiques et de biodiversité, afin de les porter au même niveau de priorité dans l’action publique.

Le CNB souligne un décalage entre les ambitions affichées et les moyens concrets mis en œuvre, notamment en matière de protection des écosystèmes et de lutte contre les espèces exotiques envahissantes.
Il insiste sur la nécessité d’une meilleure territorialisation de la stratégie, en impliquant davantage les régions et les acteurs locaux, et d’une évaluation régulière des progrès réalisés.

La stratégie doit désormais être déclinée au niveau territorial (COP régionales) et faire l’objet d’un suivi annuel devant le CNB jusqu’en 2030. Les prochains mois seront cruciaux pour évaluer si les recommandations du comité sont prises en compte et si les moyens alloués permettent de répondre aux enjeux.

lire aussi le communiqué de presse des associations 

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Stratégie européenne de résilience de l’eau, une ambition freinée par un manque d’engagements concrets

Le 4 juin 2025, la Commission européenne a présenté sa stratégie de résilience de l’UE dans le domaine de l’eau, un texte attendu alors que les pénuries, les inondations et les pollutions menacent de plus en plus les écosystèmes aquatiques.

Mais derrière les intentions affichées, le contenu déçoit.

Ce document, censé répondre à l’appel lancé par la coalition Living Rivers Europe dans ses recommandations reste en retrait sur plusieurs aspects. Il manque d’engagements concrets, de financements clairement identifiés et d’outils de gouvernance vraiment opérationnels. Après le vote du Parlement européen le 7 mai, plusieurs ONG avaient déjà exprimé leurs doutes sur la capacité de l’Europe à se donner les moyens de répondre à la crise de l’eau. La stratégie reflète l’opinion de la Commission selon laquelle « le cadre législatif est déjà en place » en s’appuyant sur la directive-cadre sur l’eau, la directive sur la gestion des inondations et le règlement sur la restauration de la nature, nouvellement adopté, pourtant les échecs « persistants de la mise en oeuvre freinent les progrès ».

Le texte met en avant les solutions fondées sur la nature, mais sans fixer d’objectifs juridiquement contraignants ni prévoir de budgets spécifiques pour les mettre en œuvre. Les incitations proposées restent trop vagues pour produire un réel changement. Dans deux réactions distinctes, la fédération EurEau et la coalition d’ONG Living Rivers ont regretté l’absence d’objectifs visant à réduire les prélèvements d’eau dans la stratégie. Un tel objectif figurait pourtant dans une version provisoire de la communication – que Contexte avait publiée – mais il a finalement été remplacé par un objectif consistant à améliorer « l’efficacité de l’usage de l’eau » dans la version finale présentée par la Commission le 4 juin. L’objectif d’efficacité est défini de façon floue : il « ne fournit aucune base de référence, aucune feuille de route sectorielle ni aucun mécanisme de mise en œuvre pour y parvenir ». La coalition d’ONG déplore aussi que l’objectif ne soit, de toute façon, pas contraignant.

Sur la pollution, les mesures sont encore trop faibles, en particulier sur la prévention à la source ou l’application du principe pollueur-payeur. Pourtant, les PFAS, les nitrates et les autres substances nocives continuent de polluer les eaux partout en Europe.

Le manque de feuille de route pour le secteur agricole, combiné à l’absence d’objectifs chiffrés par domaine, affaiblit la stratégie.

Comme le rappelle Living Rivers Europe, sans moyens concrets ni plan précis, cette ambition risque de rester sans suite. Pendant ce temps, la pression sur les rivières et les zones humides ne cesse de s’aggraver.

Les prochains mois diront si la Commission et les États membres sauront passer des promesses aux actes et prendre des décisions à la hauteur de l’enjeu.

Plus d’infos : lire le communiqué de presse de Living Rivers Europe

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Recommandations de la coalition Living Rivers Europe pour renforcer la stratégie européenne de résilience dans le domaine de l’eau

Début juin sera voté par la stratégie européenne de résilience dans le domaine de l’eau.

Mais suite au récent rapport voté par le Parlement Européen le 7 mai dernier, et des rapports des médias sur le projet de la Commission, la coalition d’ONG Living Rivers Europe craint que la stratégie à venir ne dispose pas des outils nécessaires pour rendre l’Europe véritablement résiliente à l’eau. Pourtant cette stratégie est destinée à répondre à l’urgence croissante de la pénurie d’eau, des inondations, de la pollution et de la dégradation des écosystèmes sur l’ensemble du continent.

Le texte pourrait manquer d’engagements contraignants, de financements dédiés et d’outils de gouvernance nécessaires pour assurer une mise en œuvre significative et un changement systémique. Sans ces éléments, l’ambition restera sur le papier et ne permettra pas de faire face aux pressions croissantes qui s’exercent sur les rivières et les zones humides d’Europe. La coalition d’ONG Living Rivers Europe a envoyé le 20 mai, une lettre à la Commission européenne dans laquelle elle présente ses recommandations pour que la stratégie puisse aider l’Europe et les citoyens.

Déjà début mai la coalition Living Rivers Europe, indiquait que les recommandations du parlement européen allait dans la bonne voie mais manquait d’ambition, le texte mettant l’accent sur les « infrastructures grises » – c’est-à-dire les systèmes et structures créés par l’homme – au détriment des solutions basées sur la nature.

En effet, dans leur rapport, adopté le 7 mai par 470 voix pour, 81 contre et 92 abstentions, les députés appelaient à une stratégie ambitieuse permettant à l’UE de mieux gérer ses ressources en eau et de répondre plus efficacement aux enjeux actuels dans ce domaine. Le texte soulignant que l’eau est non seulement essentielle pour la santé et la vie, mais constitue également un élément central de l’économie européenne, de sa compétitivité et de ses efforts en matière d’adaptation au changement climatique. Les recommandations visant des objectifs d’efficacité hydrique, une réduction de la pollution et une meilleure préparation aux catastrophes mais sans véritables outils. Plus d’infos et ici

Mardi 20 mai de 16h à 17h30 : webinaire organisé par ERN « en savoir plus sur Open Rivers Programme »

Open Rivers Programme se poursuit, il subventionne des projets d’effacement d’obstacles, études préparatoires ou travaux. ERN – SOS Loire Vivante, vous accompagne et vous conseille si vous souhaitez candidater. En vu du prochain appel à projet, un webinaire pour présenter le programme, les critères d’éligibilité et poser vos questions est organisé le 20 mai de 16h à 17h30 inscription obligatoire.

 

Open Rivers Programme : Deux nouveaux projets sélectionnés en partenariat avec ERN et le SMDMCA

Open Rivers Programme poursuit son soutien d’actions de restauration des continuités en Europe.

Dans ce cadre, deux nouveaux projets, soutenus par ERN en partenariat avec le SMDMCA viennent d’être sélectionnés en France dans le Cantal : les travaux d’effacement du seuil de Batitan et de Moulin Bas.

Cela porte désormais à 13 le nombre de projets (études ou travaux) en partenariat avec ERN et Open Rivers Programme en France.

Seuil de Moulin Bas ©SMDMCA

Le projet Moulin Bas

Le seuil du Moulin Bas est situé sur le ruisseau de la Souvigne, un affluent de la Dordogne. Ce cours d’eau, classé en listes 1 et 2 (L.214-17 du CE) est doté d’une grande importance écologique. En 2018, la Souvigne abritait 8,4 % des frayères de grands salmonidés du bassin de la Dordogne, selon une étude menée par ECOGEA pour MIGADO. Le seuil du Moulin Bas constitue un obstacle pour les poissons migrateurs. Il sera donc supprimé lors des travaux prévus pour l’automne 2025, ouvrant 15 km de rivière, soit 83 % du linéaire de la Souvigne. Plus d’infos

Seuil de Batitan ©SMDMCA

Le projet Batitan

Le barrage du Batitan est situé sur le ruisseau des Branugues, un affluent de la Cère, dans le département du Cantal. Le ruisseau des Branugues abrite de nombreuses espèces, dont la truite fario et la lamproie de rivière. Comme pour le projet Moulin Bas, les travaux débuteront à l’automne 2025, ce qui permet d’ouvrir plus de 8 km de cours d’eau, soit 87 % du ruisseau. En éliminant cet obstacle, il sera possible de restaurer des habitats de frayères en amont et de renforcer la population de truites déjà présentes dans le cours d’eau. Plus d’infos 

 

 

Webinaire à venir

En amont du prochain appel à projet de Open Rivers Programme, ERN organisera un webinaire pour présenter le programme et les critères d’éligibilités. (date pressentie – 20 mai 2025 à confirmer).

 

Dates des prochains appels à projets Open Rivers Programme

  • Session d’été 2025 : du 9 juin au 4 juillet 2025 (décision et démarrage des projets à partir de novembre 2025)
  • Session d’automne 2025 : du 6 octobre au 31 octobre 2025 (décision et démarrage des projets à partir de mars 2026)

Pour en savoir plus sur ces projets et le programme Open Rivers :

 

L’UICN recommande l’arrêt des prélèvements d’eau sur la rivière Shushica en Albanie et l’utilisation d’alternatives

L’UICN a publié un rapport d’évaluation sur le projet controversé de captage d’eau de la rivière Shushica, un affluent de la rivière Vjosa dans le parc national albanais de la Vjosa (VWRNP). Avec ce projet, le gouvernement albanais vise à détourner l’eau vers la côte méditerranéenne pour soutenir le tourisme à grande échelle. Le rapport, élaboré par de grands experts internationaux et albanais, conclut que le projet proposé aurait un impact grave sur la biodiversité du parc national et ne respecterait pas les normes de l’UICN relatives aux parcs nationaux. Il recommande d’éviter complètement le projet et d’utiliser d’autres ressources en eau à la place. « L’évitement est obligatoire pour parvenir à une perte nette nulle de la biodiversité et éviter des impacts négatifs significatifs sur l’intégrité du PNRVW et ses objectifs », indique le rapport (UICN, 2025, p. 59).

EcoAlbania, Riverwatch et EuroNatur se félicitent des résultats du rapport et invitent le gouvernement albanais à agir de manière décisive sur la base des conclusions du rapport et à protéger le PNRV en donnant la priorité au scénario d’évitement. Ce scénario interdit le prélèvement d’eau dans la rivière Shushica et recommande d’autres sources d’eau à l’extérieur du parc, garantissant ainsi le respect des objectifs du parc national.

Lire le communiqué de presse  :

Joint press release by EcoAlbania, Riverwatch and EuroNatur

 

Tirana, January 29, 2025  –  This Monday, the International Union for Conservation of Nature (IUCN) released an assessment report about the controversial water abstraction project from the Shushica River, a vital tributary of the Vjosa River within Albania’s Vjosa Wild River National Park (VWRNP). With the project, the Albanian government aims to divert water to the Mediterranean coast to support large-scale tourism. The report, developed by leading international and Albanian experts, concluded that the proposed project would have a severe impact on the national park’s biodiversity and fail to comply with IUCN national park standards. It recommends avoiding the project altogether and using alternative water resources instead. “Avoidance is mandatory to achieve No Net-Loss of biodiversity and avoid significant adverse impacts on the integrity of the VWRNP and its objectives.” so the report states (IUCN, 2025, p. 59).

 

EcoAlbania, Riverwatch and EuroNatur welcome the results of the report and urge the Albanian government to act decisively on the report’s findings and protect the VWRNP by prioritizing the Avoidance Scenario. This scenario prohibits water abstraction from the Shushica River and recommends alternative water sources outside the park, ensuring that the national park’s objectives are upheld. WATCH OUR VIDEO

Key Findings of the Assessment

  • Violation of National Park criteria & Severe Ecological Risks: The assessment highlights the project’s potentially devastating impacts, including:
    • Loss of critical habitats for endangered species, such as fish, amphibians, and aquatic vegetation.
    • Irreversible damage to sediment transport, water quality, and biodiversity.

As a result of the above, the project is in violation of IUCN guidelines for Category II National Parks, to which the Albanian government has committed itself. It “is expected to have implications for the objectives of the VWRNP. As planned, the project water abstraction will not comply with IUCN guidelines for Category II National Parks, potentially affecting the park’s integrity and conservation objectives as well as ecosystem services.” (IUCN, 2025 Executive Summary)

  • Lepusha Springs Are Crucial: Contrary to the claims of the project proponents – including the Albanian Ministry of the Environment – the Lepusha Springs are of crucial importance for the Shushica. They form the primary source of the river and are integral to the river’s ecosystem. The IUCN report describes the springs as a “key inherent part of the Shushica River, given the functional meaning for the whole river ecosystem.” (IUCN, 2025, p. 22) The project as planned would extract the entire flow of the springs during dry months, leaving no water for the river’s biodiversity.
  • Viable Alternatives Exist: The assessment identifies several alternative water sources, such as the Borshi, Tatzati and Fera Springs, which are capable of meeting water demand without damaging the Vjosa Wild River National Park.
  • Climate Change Compounds the Risk: With climate change projected to reduce water availability in the Vjosa and Shushica River by 30% by 2050, the ecological impact of water abstraction would be even more severe in the future.

The Austrian company STRABAG has been laying these pipes to divert the spring water of the Shushica to the Mediterranean coast © Adrian Guri

 

NGOs and Local Communities Call for Immediate Action
The NGOs of the Blue Heart campaign and local residents of the Shushica Valley are united in their opposition to the planned project.

“This report reinforces the stance we’ve held since the start of this fight: the project would cause significant damage to vast areas of the Wild River National Park, and with alternative water sources available, it is completely unnecessary,” said Olsi Nika from EcoAlbania. “The Avoidance Scenario is the only path forward to protect one of Europe’s last wild river ecosystems and preserve the integrity of the VWRNP.”

“For generations, the Shushica River has been the lifeline of our valley—providing water for our fields, supporting our livelihoods, and offering a place of natural beauty,” said ,” said Astrit Balilaj, mayor of the village Kuç in the Shushica Valley .“We will not stand by and let this project destroy our river and our way of life. The government must listen to science and choose the Avoidance Scenario to protect our future.”

NGOs echo the call to abandon plans that threaten the national park, urging project developers, including the Albanian Development Fund, to embrace sustainable alternatives that respect the park’s integrity and long-term ecological health.

 

Over 30 villages face an uncertain future due to the water abstraction project, but resilient local communities continue to stand united in opposition. © Adrian Guri


Background information

  • Other Scenarios Evaluated: In addition to Avoidance, the report assessed two other scenarios of lower priority, following the standardized framework of an IUCN Mitigation Hierarchy Assessment:
    • Minimization/Mitigation Scenario: : This would necessitate significantly less water abstraction from the Lepusha Springs, a complete redesign of the water intake and the use of alternative sources in parallel. A year-long hydrological and biodiversity study is required to determine an environmental flow regime and so is “an Environmental Impact Assessment (EIA) according to the amended EIA Directive” (IUCN, 2025, p. 65) in order to minimize environmental impacts during construction phase. This means that construction could not proceed as currently planned.
    • Offsets Scenario: Under this scenario, the project would proceed as planned but compensation measures—such as expanding the VWRNP boundaries to include additional areas, such as the Vjosa Delta—would be required to offset the damage. However, the report stresses that offsetting cannot fully mitigate the ecological harm caused by the project.
  • Download the Full Report and the Executive Summary. The report was independently financed by IUCN, and through aligned grant funds from Patagonia, and the Gordon and Betty Moore foundation, and was prepared by leading international and Albanian experts.
  • The Shushica, a key tributary of the Vjosa and part of Europe’s first Wild River National Park, faces threats from a water abstraction project. The government plans to divert its spring water to the Mediterranean coast to support large-scale tourism. While a 17 km pipeline from Kuç to Himara is nearly complete, the critical diversion infrastructure remains unbuilt. Financed by KfW and the EU (Western Balkans Investment Framework) and constructed by Austrian STRABAG, the project is both destructive and unnecessary, as alternative water sources exist outside the park. Local communities are determined to stop the diversion dam.
  • The Vjosa is one of the last big wild river in Europe outside Russia. Along her course of almost 270 kilometers, the river flows entirely unobstructed from the Pindus Mountains to the Adriatic Sea. In March 2023, after ten years of our campaign, the Albanian government proclaimed Europe’s first Wild River National Park.
  • Photos attached: The attached photo material can be used once in connection with this press release and indicating photo credits. Photos in print quality on request.

Contact
Besjana Guri – EcoAlbania b.guri@ecoalbania.org   0035/692954214
Ulrich Eichelmann – Riverwatch ulrich.eichelmann@riverwatch.eu 0043/6766621512
Christian Stielow – EuroNatur christian.stielow@euronatur.org 0049/7732 9272 15

 

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Living Rivers Europe publie sa position pour une Europe plus résiliente au climat et à l’eau

L’Europe se trouve à un tournant décisif. En tant que continent se réchauffant le plus rapidement, nous sommes témoins des effets dévastateurs du changement climatique – des inondations meurtrières aux sécheresses graves et aux incendies de forêt – tous provoqués par des événements hydrologiques extrêmes. Dans le même temps, l’eau douce de l’Europe est largement polluée, moins de 30 % des eaux de surface répondant aux normes de pollution fixées par la directive-cadre sur l’eau. Le temps presse, mais un leadership décisif de l’UE peut ouvrir la voie à un avenir résilient.

Alors que l’UE prépare sa stratégie de résilience de l’eau, la coalition Living Rives Europe lance sa position commune sur la voie à suivre pour une Europe résiliente face à l’eau et au climat.

Lire la position 

ERN et 180 organisations demandent à la Commission européenne de fournir des garanties sur le climat, la nature, la santé publique, en assurant la protection des personnes

Le Green Deal doit rester solide ! L’Europe ne doit pas détruire sa plus grande réussite. Elle assure l’avenir de l’emploi, de la prospérité et de la nature.
La Commission doit poursuivre sur sa lancée et mettre en œuvre des mesures plus intelligentes, pas moins. Plus de 180 ONG sont d’accord !
Il n’y a pas de retour en arrière possible. La société a besoin de certitudes et la nature ne peut pas attendre !

#WeHadADeal

Brussels, 4 November 2024

The political direction set by President von der Leyen and the early parliamentary debates reveal a concerning shift: tackling the climate, biodiversity, and pollution crises is being deprioritised in favour of industry demands. With the Commissioners’ hearings approaching, the coming weeks will be critical for restoring the balance between the public good and corporate influence.

According to the new mission letters, all Commissioners must meet arbitrary ‘burden reduction’ targets and simplify legislation, posing the risk of delayed or weakened environmental action. It is not enough for this Commission to vaguely claim it will not deregulate environmental, public health and social standards. We demand clarity from President von der Leyen and her Commission on key issues:

  • No rollback of environmental, public health and social laws: President von der Leyen must make an unequivocal public commitment to uphold all existing environmental and climate EU laws and objectives, including those on sustainable finance and corporate accountability. We deplore the recent proposal by President von der Leyen to delay the application of the EU Deforestation Regulation and call on the European Parliament and all EU governments to reject the European Commission’s proposal.
  • Acknowledge the triple planetary crisis: Nature conservation and pollution reduction are quietly being sidelined in favour of a narrow focus on decarbonisation that fails to grasp the interconnectedness of the crisis. The urgent need to tackle pollution is now framed under a chemicals industry package aiming at simplifying the law, instead of better protecting citizens from harmful chemicals. All Commissioners must recognize that restoring and protecting nature, as well as reducing pollution, are integral parts of the solution to combat climate change. Addressing these challenges requires immediate, sustained action. Now is the time to accelerate, not retreat.
  • Support for Green Deal implementation: Businesses and stakeholders need legal certainty underpinned by a clear long term vision and effective regulations. The Commission must pledge to swiftly publish essential guidance documents for implementing newly adopted laws, and making digital safety information, permitting and digital reporting the norm – allowing tracking of progress and benchmarking of industry performance. Furthermore, the Commission should prioritise effective enforcement of environmental laws to ensure a level playing field, supported by necessary financial investments to bolster administrative capacities at all levels.
  • Balanced public participation: All public consultations must be carried in a way that ensures inclusivity of diverse views and avoids dominance by private influence over public interest [1]. In order to do so, particular attention must be paid to the voices of civil society organisations and their input must be routinely incorporated in upcoming dialogues and decision-making processes. Newly proposed mechanisms like ‘reality checks’ and ‘competitiveness checks’ should not be manipulated as tools for corporate lobbyists to hinder EU actions. The Commission must also resist using political ‘urgency’ as an excuse to bypass proper public scrutiny and adhere to its own Better Regulations guidelines to uphold transparency, consultations, and evidence-based decisions.
  • Collaboration across key policy areas: The Executive Vice-Presidents for Cohesion and Reforms, and for Clean, Just, and Competitive Transition, should be given clear guidance to collaborate effectively across key sectors—such as agriculture, transport, and fisheries—to ensure full alignment with green transition goals.
  • Firewalls between national interests and EU policy: Commissioners with previous ties to governments or political parties that opposed environmental regulations must be held accountable and rejected by the Parliament in case they are unable to dissociate themselves from earlier positions. Strong safeguards must be put in place to prevent conflicts of interest, for example in the application of forest and nature restoration rules.
  • Public money for proven climate solutions: The Commission must commit to allocate public funds solely to proven, cost-effective climate solutions. Unproven or expensive technologies should not receive the same level of financial and administrative support as established methods like nature-positive deployment of renewable energy, energy efficiency and nature-based solutions for climate adaptation. Economic activities that allow the EU’s zero-pollution and biodiversity objectives to materialise should be prioritised through public funding.

Despite carefully crafted mission letters, President von der Leyen has openly admitted that the focus has shifted away from climate action and the European Green Deal. In the EU Parliament, her own political group is pushing to weaken democratically adopted regulations on critical issues such as forest protection, greenhouse gas emissions from vehicles, and corporate accountability for human rights and environmental violations.

We call on President von der Leyen to address these critical gaps before the new European Commission assumes office, and we urge the European Parliament to raise these concerns during the upcoming Commissioner confirmation hearings.

Notes
[1] Recent reports show that fossil fuel lobbyists continue to benefit from an alarming level of access to the European Commission.

 

Download the list of signatories